International Socièty of Historical Defeat 

 

Il faut dire que le siècle dernier a été celui des défaites de tout mouvement cherchant à renverser ce monde. Le siècle qui commence attend une victoire.

 

« International Socièty of Historical Defeat » a été fondé en 2016 en partant du constat de l’échec de toutes les précédentes tentatives de suppression de l’économie marchande comme illusion et réalité, ainsi que des formes de domination nécessaires à son maintien et à son apparence.

Cet outil a pour but l’analyse des défaites précédentes et la pratique de cette critique dans le moment présent.

L’analyse des défaites historiques précédentes permet de révéler cette négativité comme apparence dans le monde de la positivité absolue de l’information dominante. C’est la seule manière d’aborder les précédentes offensives, qui restent déformées et oubliées, et dont la seule force encore effective est la trace de leur négation et de leur défaite. C’est donc cette révélation, et la critique qu’elle permet, qui donne le moyen de se réapproprier la positivité cachée dans toutes les offensives engagées contre ce monde.

Dans la manière dont le phénomène apparaît, son apparence produit aussi son négatif. Le positif chemine toujours avec lui. Qu’y a-t-il derrière le phénomène ? Voire rien : l’économie n’a pas de réalité propre dans le monde, et son apparence est ce qui la constitue. C’est ce qui rend la critique si difficile, car il n’y a pas d’essence cachée à dévoiler, seulement un système de croyances à défaire. De là vient aussi le piège de la positivité immédiate. L’idée d’une positivité qui apparaîtrait d’elle-même et qui se donnerait les moyens de renverser ce monde est précisément l’apparence et la négation de ce renversement. On ne peut créer une positivité qu’à partir du négatif.

Les relents de l’histoire sont partout, et tout mouvement qui se donne pour but la suppression de cette société y est soumis. La première nécessité de ce siècle sera la victoire.

Engagement extrait
Nous avons précédemment écrit (1) qu’il y avait plusieurs manières d’étouffer la soif de débat qui se manifeste dans certains moments, le premier est le discours sur la violence, le second est celui sur la démocratie.
Le mot démocratie est intouchable et indiscutable , ce n’est que dans le moment où la dispute fait irruption, que son sens peut changer. Cette irruption soudaine prend une forme et un nom : l’engagement.
L’’ambiguïté de ce mot ( ( promesse, action d’engager quelqu’un, combat de courte durée et localisé..etc) se retrouve dans le choix du moment où l’engagement apparaît nécessaire.
Ensuite l’engagement dans la guerre civile contrairement à la guerre peut avoir lieu sans consentement mutuel, d’où l’importance pour l’une ou l’autre des parties d’en connaître le début.
Une des premières choses à faire est sûrement de reconnaître l’engagement, le premier à reconnaître que l’engagement est commencé prend un avantage certain.
Le but le plus évident dans un engagement restreint , du fait que les pertes ou l’absence de pertes s’équilibrent, est la victoire morale, la determination et l’effondrement morale ou le coup porté au moral adverse.
Le but d’un premier engagement est avant tout sa publicité.
Dans le moment présent : le silence pour eux, le bruit pour nous.

International Socièty of Historical Defeat :  Najet Benshorf,  Mourad Beleksir, Franck Catto, Alexis Koufodinas, Jurgen Noll , David Ackermann,  Lucia Pinot Grigio.